« Choisis un travail que tu aimes et tu n’auras jamais à travailler un seul jour de ta vie » Confucius.

Le métier de trader qui fut jusqu’ à très récemment exclusivement réservé aux élèves les plus brillants issus des formations prestigieuses comme polytechnique, centrale ou HEC est désormais accessible à tout le monde pour les raisons suivantes :

  • Le lancement des CFD.
  • Le développement du courtage en ligne. 

Le présent article a pour objectif de te présenter les différentes formations, qui s’offrent à toi, si tu souhaites devenir trader en 2019, avec ou sans diplômes.

Ce que tu vas apprendre en lisant l’article:

  • Qu’est ce qu’un trader?
  • Les différents profils de trader.
  • Les formations pour devenir trader en suivant les voies académiques.
  • Comment devenir trader sans diplôme?
  • J’interview Julien Flot un trader indépendant qui donne de précieux conseils.

Qu’est-ce qu’un trader ?

Adulé ou détesté, le trader laisse rarement indifférent les gens, car ce métier est souvent associé au prestige et à la réussite sociale et financière.

Le trader est effectivement souvent associé dans l’imaginaire collectif, au golden boy survolté, qui gagne des millions d’euros, sniffe des rails de coke et fréquente assidument des prostituées.

Les médias ou de nombreux films comme Le Loup de Wall de Wall Street ont alimenté des croyances erronées sur les traders.

Le trader est un métier qui fascine et qui alimente des débats passionnés lorsque survient des krachs boursiers car il devient alors le bouc émissaire parfait, de quelqu’un qui est mu uniquement par la cupidité et dépouillé de toutes valeurs morales.

Mais dans les faits la réalité est tout autre……

Il existe plusieurs catégories de traders avec des compétences bien spécifiques, sachant que le trader le plus connu, aux yeux du grand public, est un salarié ou un investisseur particulier indépendant, qui achète et vend des actifs financiers, afin de réaliser uniquement des plus-values à la hausse ou à la baisse, pour le compte de ses clients ou de l’établissement financier pour lequel il travaille, le cas échéant pour son compte propre.

Contrairement au gérant de fond qui achète des valeurs mobilières avec un horizon long terme, le trader est un spéculateur qui effectue des paris haussiers ou baissier sur des actions, des obligations, des devises, des matières premières, des crypto-monnaies, des taux ou des produits dérivés comme les warrants, les turbos, les options, les CFD selon sa spécialisation et son style de trading (scalper, day trader ou swing trader).

Le scalpeur est un spéculateur qui achète et vend de manière compulsive, pour ne pas dire frénétique, diverses valeurs mobilières, produits dérivés, taux, matières premières ou des crypto-monnaies.

Le scalpeur sur le marché des changes ou devises, appelé également Forex, souhaite uniquement grapiller quelques pips ou points, à l’achat ou à la vente, en conservant ses positions quelques secondes ou quelques minutes seulement.

Le scalping est un style de trading réservé aux traders les plus aguerris, car c’est une activité très stressante et très épuisante, qui requiert une concentration maximale et un sang-froid de tous les instants lorsque le trader travaille avec des effets de levier très importants. Il n’est pas rare de voir des traders avec des volumes de transaction qui peuvent atteindre jusque 500 ordres par jour.

Le day trader est un spéculateur qui achète ou vend divers actifs financiers avec un volume de transaction moins important que le scalper et dont le principal point commun est de solder toutes ses positions avant la fermeture des marchés.

Le swing trader est un opérateur de marché qui travaille avec différents instruments financiers (actions, obligation, taux, matières premières, forex) et dont l’objectif est de surfer sur une nouvelle vague haussière ou baissière, en conservant ses positions sur plusieurs jours, voir des semaines ou des mois en fonction de la tendance de l’actif financier.

Le scalper, le day trader ou le swing trader travaillent uniquement avec des graphiques boursiers, qui représente le prix de l’instrument financier et utilisent majoritairement l’analyse technique et graphique pour prendre des décisions d’achat ou de vente.

Trader du XXème siècle contre trader du XXI ème siècle

Lorsqu’il est salarié, le trader travaille au sein d’une banque de financement et d’investissement, un hedge fund (fond d’investissement non côté), un courtier qui propose des services d’investissement, une compagnie d’assurance ou pour le compte d’une multinationale coté en bourse comme Total ou EDF qui ont besoin de traders pour effectuer des opérations de couverture sur le marché des changes (FOREX).

Le trader du XX -ème qui vociférait sur les parquets n’existe plus en raison des progrès de l’informatique, sans compter le développement des technologies de l’information et de la communication avec l’essor d’internet.

Le palais Brongniart qui fut fondé en 1808, à la demande de Napoléon I, fut le siège de la Bourse de Paris de 1826 jusqu’en 1998.

Le développement de l’informatique sonna glas des cotations et des transactions à la criée qui cessèrent en 1987 pour être remplacés par les échanges électroniques.

Le trading discrétionnaire fut l’unique et seul forme de trading, avant l’arrivée des micro-ordinateurs et le développement massif des algorithmes de trading, qui donnèrent naissance au trading systématique, où toutes les opérations de trading sont totalement automatisées avec des vitesses de transactions calculés en microsecondes !

Nous assistons ainsi à un changement de paradigme, avec la nouvelle ère du trading systémique au XXI -ème siècle, car les traders sont désormais remplacés par des algorithmes de trading et des ingénieurs qui ont pour principal tâche de veillez au bon fonctionnement des algorithmes.

La banque de financement et d’investissement Goldman Sachs, qui employait 600 traders actions en 2000, a réduit drastiquement sa masse salariale, car elle emploie seulement 2 traders actions en 2017.

Les 598 traders qui ont été remercié ont été remplacé par 200 ingénieurs informatiques.

Les différents profils de traders

Tu trouveras ci-dessous les principaux profils de traders dont les compétences sont bien spécifiques :

Les traders propriétaires qui spéculent avec les fonds propres de la banque de financement et d’investissement sont les traders les plus connus aux yeux du grand public. Le métier est très rémunérateur lorsque les objectifs sont atteints avec des bonus qui peuvent atteindre plusieurs millions d’euros.

Les traders arbitragistes à la différence du trader spéculateur ne prend pas de risques sur les marchés financiers, car son métier consiste à acheter une action qui est côté sur plusieurs places boursières au prix le plus bas, afin de revendre le titre au plus haut, selon les offres proposées par les autres places boursières.

Les markets makers sont des traders qui cotent des produits dérivés non réglementés comme les warrants, les turbos ou les CFD. Ils sont rémunérés (part variable) en fonction des marge dégagés.

Les traders qui réalisent des opérations de couverture exécutent les ordres de leurs clients qui souhaitent se protéger d’une baisse des prix dans le cadre leurs activités professionnelles comme c’est le cas avec les exploitants agricoles ou les négociants en blé par exemple qui achètent des contrats à terme sur le blé afin de se protéger d’une baisse des prix de leurs récoltes.

Les sales traders sont des commerciaux dont les objectifs sont les suivants :

  • Ouvrir un maximum de clients.
  • Augmenter le volumes de transactions des clients de la banque de financement et d’investissement, du hedge fund ou du courtier en bourse.

Les traders de placement au sein d’une banque de financement et d’investissement ont pour mission de participer aux introductions en bourses des sociétés. Ils participent également aux émissions d’emprunts obligataires.

Les traders de la République sont des fonctionnaires qui travaillent au Ministère de l’économie et des finances, au sein de l’agence France Trésor, qui gère le service de la dette et dont la mission est d’emprunter de l’argent au meilleur prix, auprès d’investisseurs institutionnels afin de financer les dépenses de fonctionnement de l’état.

La loi Pompidou Giscard du 02 janvier 1974 fut un tournant dans l’histoire de la République car elle interdit le gouvernement français d’emprunter de l’argent, auprès de la Banque de France, et contraint ainsi l’état à rechercher des financements auprès des banques commerciales françaises et étrangères, qui facturent des taux d’intérêt en fonction de la notation de crédit du pays et du taux fixé par les banques centrales.

L’article 123 du Traité de Lisbonne (qui annule et remplace l’ancien article du Traité de Maastricht) est sans équivoque, car il énonce clairement l’interdiction pour tous les états membres, d’emprunter de l’argent auprès de leur banque centrale.

Ils sont ainsi acculés à emprunter des liquidités auprès des grandes banques commerciales internationales suivantes :

  • Goldman Sachs
  • Citigroup
  • Bank of America
  • JP Morgan
  • UBS
  • BNP Paribas
  • Société Générale
  • Natixis
  • Crédit Agricole
  • Deutsche Bank

La journée type d’un trader salarié

Tu trouveras ci-dessous la journée type d’un trader propriétaire qui travaille dans une salle de marché d’une banque de financement et d’investissement :

De 07H00 à 09H00

Les journées d’un trader propriétaire au sein d’une banque de financement et d’investissement (BFI) sont très longues et commencent dès 07h00 du matin avec l’évolution du marché asiatique (le SSE Composite Index, le Nikkei 225) et l’analyse de la clôture des bourses américaines (S&P 500, Dow Jones, Nasdaq) qui ont fermé à 22H00 la veille.

Le trader va également consulter l’agenda macro-économique, le calendrier de publication de résultats des sociétés et l’actualité financière et économique du jour.

Il va ensuite analyser la tendance du marché grâce à l’analyse technique/chartiste et bâtir un plan de trading pour enfin préparer ses 1erordres à l’ouverture des principaux marchés européens (CAC 40, DAX, le FTSE 100, l’EURO STOXX 50).

De 09H00 à 17h30

La journée trépidante d’un trader débute à 9h00 avec l’ouverture des bourses européennes et se termine à 17h30 tout en sachant que les bourses us ouvrent à 15h30 avec une préouverture à 15h00.

De 17H30 jusqu’à 22H00

A la clôture des marchés européens à 17H30, le trader fait le point sur ses transactions.

Il surveille l’évolution des marchés US, analyse l’impact des stats macro-économiques sur la tendance des indices et gardera œil afin de savoir comment réagissent les investisseurs institutionnels suite à la traditionnelle séance de publication des résultats des entreprises.

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Les formations pour devenir trader en 2019 ?

Il existe plusieurs formations pour devenir trader en 2019 comme tu vas le voir ci-dessous.

La voie académique 

Les profils de trader qui sont retenus par les BFI (les banques de financement et d’investissement) et les établissements financiers sont assez pointus car ils privilégient des candidats avec des profils mathématiques qui sont diplômés de grande écoles d’ingénieurs suivantes avec des spécialisations en finance des marchés :

  • L’Ecole Polytechnique.
  • L’Ecole Centrale.
  • Mines.
  • Centrale Supélec.
  • L’Ensta ParisTech.

Si tu es brillant en mathématique, il faudra t’orienter vers une 1ere scientifique, décrocher un bac scientifique S avec mention bien au minimum, faire ensuite les classes préparatoires math sup, math spé pour ensuite préparer les concours des grandes écoles d’ingénieurs.

Contrairement à ce que tu peux lire sur Internet, tu ne deviendras jamais trader au sein d’un prestigieux établissement financier (à quelques exceptions qui se comptent sur le doigt d’une main), si tu n’as pas suivi une grande école d’ingénieur ou une grande école de commerce comme HEC.

Les troisièmes cycles classiques (DESS, MASTER) proposés par les universités ou les écoles de commerce de second rang te permettra d’intégrer tout au plus des postes administratifs dans les back office et middle office des salles de marché.

Les candidats doivent être bilingue en anglais sachant que la maitrise d’autres langues étrangères est très apprécié si vous souhaitez faire carrière dans des pays étrangers.

Tu trouveras ci-dessous les qualités recherchées si tu souhaites devenir un trader rentable :

  • La discipline.
  • La concentration.
  • La résistance au stress.
  • L’humilité.
  • La réactivité.
  • Un mental d’acier.

Au niveau des perspectives d’évolution, un trader peut devenir à moyen terme responsable d’une équipe restreinte d’un « desk » de traders et à long terme responsable d’une salle de marché.

Les principales places financières pour travailler comme trader

Les principales places financières attractives pour travailler comme trader sont :

  • Londres.
  • New York.
  • Hong Kong.
  • Singapour.
  • Zurich.
  • Francfort.
  • Genève.

Le salaire d’un trader débutant se compose d’un fixe et d’une rémunération variable en fonction du résultat et des performances qui ont été fixé par le manager.

Les bonus des traders news yorkais de Wall Street ont atteint des sommets en 2017 avec 24,5 milliards $ encaissés selon Thomas DiNapoli, contrôleur de l’Etat de New York. Les sommes ont de quoi donner le vertige…… !

La banque de financement et d’investissement, Deutsche Bank pourtant en difficulté, n’est pas en reste avec le versement de 2 milliards d’euros de bonus en 2017.      

Quels sont les avantages et les inconvénients d’être trader salarié d’une banque ou d’un établissement financier ?

Les avantages :

Le statut de salarié.

Les bonus sont très élevés et illimités en fonctionne des performances atteintes par les traders.

Les inconvénients :

Les journées de travail sont très longues de 07h00 jusqu’à parfois 00h00.

Le stress est très important.

La compétition est très rude entre les traders.

Les perspectives d’évolution restent limitées.

Le métier de trader est menacé par le développement de l’intelligence artificielle et le trading systématique comment noUs avons pu le voir avec les postes supprimées chez Goldman Sachs.

Comment devenir un trader rentable sans diplôme ?

Il existe heureusement des alternatives si tu souhaites devenir trader sans être obligés d’avoir une formation dans les grandes écoles d’ingénieurs.

Si tu n’es pas diplômés d’une grande école d’ingénieurs ou de commerce ou si tu n’as tout simplement pas de diplômes, il est aujourd’hui possible de devenir trader indépendant depuis ton domicile pour les raisons suivantes :

  • Le développement d’internet.
  • Le lancement des CFD.
  • Les offres de courtage en ligne sur internet.

Le trading qui fut autrefois l’apanage des professionnels est aujourd’hui largement accessible au grand public depuis le 01 er novembre 2007, à la suite de la directive européenne Mifid (Market in Financial Instruments Directive), qui démocratisa l’accès au trading en autorisant entre autres le lancement des CFD.

Les CFD sont des instruments financiers non réglementés qui permettent aux investisseurs particuliers de trader sur divers marchés qui étaient autrefois réservés uniquement aux professionnels comme les indices boursiers (CAC 40, DAX, S&P 500, DOW JONES, NASDAQ etc.), le marché des devises ou forex, les matières premières, les taux mais également les crypto monnaies et les actions.

Les CFD sont des produits dérivés qui rencontrent un grand succès car ils permettent aux particuliers de spéculer à la hausse ou à la baisse sur les marchés financiers du monde entier et ce avec un faible investissement de départ.

Il est possible d’apprendre gratuitement les bases du trading si tu débutes en lisant des articles de blog, téléchargeant gratuitement des guides gratuits, ou en regardant des vidéos sur You Tube.

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Tu peux également achetez des ouvrages, ebooks ou suivre des formations privées en présentiel ou à distance.

Le trading en ligne est une véritable auberge espagnole qui accueille tout le monde mais gare aux imprudents.

Tu trouveras ci-dessous les principaux avantages si tu souhaites devenir un trader indépendant.

  • Le trading en ligne est une véritable auberge espagnole qui accueille tout le monde……. mais gare aux imprudents.
  • La possibilité d’obtenir un confortable second revenu et d’augmenter ainsi ta valeur nette en y consacrant seulement 30 minutes par jour.

Tu trouveras ci-dessous les principaux inconvénients si tu souhaites  devenir un trader indépendant.

  • L’isolement si tu souhaites devenir trader pour vivre uniquement du trading.
  • L’addiction au trading si tu veux scalper uniquement les marchés financiers.
  • La délicate gestion des émotions si tu débutes en trading.

Faut il être un génie pour devenir trader ou faut il juste suivre une formation?

Réussir en trading nécessite-t-il des qualités innées ou est-il possible d’apprendre le trading est une question qui a souvent été posé par de nombreux professionnels et qui opposa le brillant trader sur matières premières Richard Denis et son associé William Eckhardt.

Selon Richard Denis il n’est pas nécessaire d’avoir des dons ou des qualités innées pour réussir en trading car il faut juste apprendre et suivre des règles pour gagner en bourse.

Son associé William Eckhardt fut d’un avis contraire en soutenant qu’il était nécessaire d’avoir du talent pour devenir un trader rentable.

“Nous allons faire de l’élevage de traders comme on fait de l’élevage de tortues à Singapour ».

Richard Denis.C’est en ses termes que Richard Denis décida de lancer le pari fou de recruter des gens ordinaires, via des petites annonces dans les journaux, pour leur apprendre en deux semaines les règles du trading.

Les candidats qui avaient été retenu formèrent un groupe qui avait été appelé les “tortues” et réussirent la prouesse de gagner 175 millions de $ sur 5 ans avec une performance moyenne de80% par an

Curtis M.Faith qui fut le trader du groupe le plus jeune 19 ans et le plus brillant, a écrit un livre “La stratégie des tortues” qui décrit précisément les stratégies de trading qui avaient été employé par les traders.

Les plus grands traders dans l’histoire de la bourse ne sont pas des génies en mathématiques diplômés des grandes écoles d’ingénieurs et employés dans des établissements financiers mais simplement des gens ordinaires autodidactes.

De nombreuses études et recherches en psychologie ont démontré que l’expertise dans un domaine ne relevait de qualités innées mais uniquement par le travail et l’apprentissage.

Selon Tom Baldwin, un trader légendaire autodictate qui spécula avec succès les bons du trésor us, T bonds, sur le parquet de Chicago, il n’est absolument pas besoin d’être diplômé d’une grande école d’ingénieur pour devenir rentable en bourse car selon lui : « Plus vous êtes intelligent et plus mauvais vous serez. Plus vous en savez et pire ce sera pour vous. »

Les plus grands traders dans l’histoire de la bourse ne sont pas des génies en mathématiques diplômés des grandes écoles d’ingénieurs et salariés dans des établissements financiers mais simplement des gens ordinaires autodidactes qui ont débuté avec un très faible capital. 

Les plus grands traders indépendants du XX et XXI ème siècle

Jesse Livermore qui fut issu d’un milieu très modeste est une légende à Wall Street car il amassa une fortune qui avait atteint près de 100 Millions de $ et ce en partant de zéro. Il apprit les règles de la spéculation lorsqu’il était commis. Il fut un “tueur” dans l’art de spéculer et il est considéré à ce jour par ses pairs comme le spéculateur le plus brillant. 

Jesse Livermore fut d’abord un day trader avant de devenir un brillant swing trader sur actions. Il utilisait le “break out” comme système de trading et n’hésitait pas à renforcer ses positions à la hausse ou à la baisse lorsque le marché lui donnait raison. 

Nicolas Darvas fut un danseur professionnel qui spécula avec succès sur les marchés actions en amassant une fortune de 2 millions de $ en 1960 en seulement 18 mois. Time Magazine lui rendit hommage en lui offrant sa couverture. 

Il fut également un swing trader talentueux qui spécula uniquement à la hausse les actions du New York Stock Exchange. A l’instar de Jesse Livermore, Nicolas Darvas était un suiveur de tendance qui utilisait également comme système de trading le break out pour trader les actions. 

Il spécula en bourse uniquement lorsque le marché était haussier, n’hésitant pas à rester à l’écart de la bourse, pendant plusieurs mois, lorsque les conditions n’étaient pas remplies pour initier un trade.

Il pyramidait également ses positions comme Jesse Livermore, pour gagner encore plus d’argent, lorsque le marché confirmait son plan de trading. 

Tom Baldwin est une légende vivante sur le parquet du Chicago Board of Trade (CBOT) car il fut le seul trader indépendant à créer des mouvements le marché des T Bonds US, selon le Wall Street Journal.

Après avoir travaillé comme “emballeur de viande” dans l’Ohio, il décida de quitter son emploi, sur les conseils d’un ami afin de débuter une carrière de trader indépendant sur le parquet du CBOT et ce en l’absence de formation sur les marchés financiers

Il débuta en 1982 avec un capital de seulement 25 000 $ pour devenir millionnaire en l’espace d’1 an !

Dan Zanger est un autre trader américain pour compte propre qui détient le record mondial de rendement sur les actions car il a réussi la prouesse de transformer un capital initial de 11 000$ en 18 millions de $ en seulement 18 mois soit un rendement de 164 000% !

Dan Zanger est également un swing trader sur actions comme Jesse Livermore et Nicolas Darvas et utilise le même système de trading « break out ».

Sylvain Duport est un french swing trader dont les performances donnent le vertige ……..car il s’illustra en 2004, lors d’un concours de trading appelé “Les trophées capital”(sponsorisé par le courtier Cortal Consors) et au sein duquel il enregistra une performance de 500% en arrivant 1er du concours en seulement 1 mois! 

Mais il ne s’arrêta pas là, loin s’en faut ! Il réédita l’exploit avec une performance de 3000% sur son portefeuille boursier pour finir à 8000% 1 an après!

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Interview d’un french trader rentable indépendant en la personne de Julien Flot, administrateur et créateur du Site Grapheseo Bourse.

Bonjour Julien et merci m’accorder cet entretien, pourrais-tu te présenter en quelques mots à nos lecteurs ?

Merci à toi de m’avoir proposé cette interview. Je me nomme Julien Flot, j’ai la trentaine et je suis un investisseur en bourse pour compte propre.

Je suis trader également à court terme pour une partie de mon capital et donc investisseur long terme pour le reste. Je gère mon propre argent depuis maintenant presque 15 ans.

Pour progresser plus rapidement, j’ai voulu partager sur un site mes opinions et analyses. Ce fût le point de départ de mon site internet en 2006 maintenant dénommé Graphseo Bourse.

En plus de la bourse, je me suis passionné de l’envie d’aider les autres traders à mieux investir en bourse.

Comment as-tu découvert la bourse et le trading ?

C’est venu de mes parents. Ma Mère avait des euro-tunnels (mon grand héritage dorénavant) et surtout de mon père qui a connu la bourse à la fin des années 80 et donc j’ai été initié par ses investissements.

Des bons comme Peugeot en 1988 et des moins bons comme Alcatel en 2000. J’ai eu des actions France Telecom offertes par mon père très jeune et mon pea à 18 ans.

Je me suis passionné assez tôt, puisque je rentrais de l’école pour me mettre devant bloomberg et capté par le bandeau défilant avec les prix des actions. Et d’un passage à un autre, de voir la hausse ou baisse des cours. Je suivais les titres ainsi à l’époque.

Est-ce que tu privilégies la bourse ou le trading ? Et pour quelles raisons ?

Je privilégie les deux. Je pense qu’il faut à la fois faire de l’investissement et du trading de court terme.

Cela permet de devenir un investisseur plus complet et surtout plus stable mentalement et émotionnellement. En ayant un compte de trading, on évite de se faire apeurer par le bruit de marché court terme et par peur de vendre ses positions long terme sans signaux de vente.

Le compte de trading court terme est là pour faire du spéculatif, sur des positions de quelques jours à deux -trois semaines pour saisir des écarts de prix rapides.

L’investissement est là pour stabiliser le bas de laine et avoir une vision à long terme. Cette vision à long terme permet aussi d’améliorer son trading à court terme. On a tout simplement une vision d’ensemble et une meilleure réactivité aux événements.

Quel est ton style de trading ? Scalping, Day Trading, Swing Trading ? Pour quelles raisons ?

Je fais du swing trading. Je conserve mes positions de quelques jours à quelques semaines voire quelques mois.

Mon court terme c’est quelques jours à quelques semaines.

Mon long terme c’est quelques semaines à 18-24 mois max.

Ma moyenne d’investissement sur mon portefeuille court terme est de 7 jours. Alors que je tourne à 9 mois sur mon portefeuille long terme.

Je reste un investisseur actif. Après il peut arriver qu’une actualité fasse décoller un titre que je viens tout juste d’acheter, si cela colle avec mon plan alors je n’hésite pas à vendre pour encaisser et donc malgré moi faire du day trading.

Je considère que le swing trading est l’approche qui va permettre de gagner pour 95% des investisseurs. L’aspect psychologique est primordial et il faut adapter son horizon de placement à son profil.

Quels types d’actifs (actions, forex, indices, crypto-monnaies, matières premières) trades tu et pourquoi ?

Je trade essentiellement les actions. Même si j’ai des convictions sur des matières premières, je vais investir sur les actions qui y sont liées.

Les actions m’offrent un marché régulé, un carnet d’ordre, de la contrepartie, de la liquidité et des frais bas sans frais cachés.

J’allie l’étude des entreprises à l’analyse graphique pour faire mes investissements.

L’analyse fondamentale me dit quoi faire, l’analyse technique quand le faire et la gestion du risque, le comment le faire.

As-tu suivi des formations particulières pour devenir un trader rentable et si oui lesquelles ?

Non, je suis un autodidacte. J’ai lu des forums boursiers à mes débuts et ce n’était pas la meilleure idée.

J’ai essentiellement appris en partageant sur Graphseo bourse avec la communauté. Et donc surtout c’est le marché qui m’a tout appris et qui continue encore de m’apprendre aujourd’hui.

Bien entendu, une formation comme celle que je dispense aujourd’hui m’aurait permis de gagner du temps dans cet apprentissage et certainement d’éviter quelques erreurs.

Mais au final, même avec une formation, on n’apprend jamais mieux qu’au contact du marché en faisant nos propres erreurs.

Je compare souvent le délicat apprentissage du trading au saut d’obstacles en équitation. Quels ont été les principaux obstacles que tu as dû franchir pour devenir un swing trader rentable ?

Alors je ne connais rien à l’équitation. Mais oui, il y a des phases et des caps à franchir.

Le plus important de ces caps est de passer d’un trader qui sait ce qu’il fait à un trader qui applique ce qu’il doit faire à tous ses trades avec une discipline de fer. Pour gagner il n’y a pas d’autres choix.

Puis une fois que l’on gagne, le plus gros problème est d’apprendre à gérer des sommes plus importantes. Et de s’adapter au fur et à mesure aux sommes plutôt que de tout réinvestir d’un coup surtout avec un effet de levier.

C’est le meilleur moyen de se planter et de reperdre facilement ses gains. Le plus dur pour moi a été de dimensionner mon compte. Il y a eu des étapes.

Car dès qu’on est à l’aise avec une taille de position, il faut la garder un moment même si l’on gagne beaucoup et que cela veut dire qu’on a beaucoup de liquidités qui ne sont pas investies.

Il faut éviter de vouloir toujours être en permanence investit sur les marchés. Après petit à petit, il faut augmenter ses tailles de position pour se trouver à nouveau à l’aise.

Le plus dur est de se retrouver parfois avec une taille de position trop importante. Là, peu importe notre expérience, les émotions prennent le dessus et on ne tient pas le plan.

Même avec l’expérience, on en revient parfois à retomber dans des erreurs de débutant. Mais c’est cela la bourse. Il faut le savoir et c’est pour cela que la gestion des risques est faite pour nous protéger de notre égo.

Car l’essentiel en bourse pour être performant n’est pas d’apprendre à gagner, mais bien d’apprendre à garder ses gains.

Et parfois la meilleure décision est de rester en dehors du marché. La patience est la seule qualité qu’un trader et investisseur doit apprendre à maîtriser.

Quels sont les meilleurs livres que tu as lu sur la bourse et le trading ?

Le livre qui m’a le plus marqué est celui de Stan Weinstein. Secrets pour gagner à la bourse à la hausse comme à la baisse.

Puis du Peter Lynch pour investir dans la valeur.

Les livres c’est bien, mais expérimenter et lire finalement le partage d’expérience d’autres traders, c’est le plus enrichissant.

Quels conseils donnerais-tu aux traders débutants qui souhaitent devenir rentables en bourse ?

N’investir que l’argent que l’on est prêt à perdre et qui ne change pas notre confort de vie. Et prendre cet argent, et n’investir que 10% de celui-ci à nos débuts. Cela permet d’apprendre sans prendre de risques.

Et surtout d’apprendre à plus facilement gérer ses émotions. Bien trop souvent les débutants investissent des sommes trop importantes qui les rendent incapables de suivre une stratégie et un plan.

Il faut réduire les tailles de positions jusqu’à ce que l’on soit confortable et serein dans ses prises de décision.

C’est là que l’on sait que l’on a la bonne taille de position pour notre profil.

Avant de vouloir gagner, il faut apprendre à ne pas perdre et donc muscler d’abord la défense avant l’attaque.

Est-il nécessaire d’avoir un talent inné pour être rentable en trading ou s’agit-il uniquement d’un mind set qu’il faut patiemment développer ?

Non pas de talent. C’est du travail et de la résilience avant tout. Je pense que 96% des investisseurs ont les capacités d’apprendre à être rentable s’ils s’en donnent les moyens et évitent les vendeurs de rêves.

Il faut rester réaliste sur ce que l’on peut réaliser comme rendement en fonction de son capital et prendre en considération le risque inhérent à tout rendement élevé, même si on vous promet le contraire.

Donc pour 96% des gens, avec du temps et de la persévérance, on peut se donner les moyens de devenir gagnant régulier et surtout durablement.

Pour 2% c’est assez inné, une capacité à gérer naturellement ses émotions.

Et pour 2%, il vaut mieux arrêter tout de suite et passer à l’investissement passif.

Ton blog Grapheseo Bourse a été cité par le magazine Capital comment faisant partie des meilleurs sites sur la bourse ? Comment expliques-tu ce succès ? 

Il faudrait leur demander comment le classement est fait. Je pense qu’il n’existe en fin de compte pas beaucoup de sites qui partagent vraiment beaucoup d’informations et surtout le retour d’expérience au quotidien d’un trader et investisseur.

Mes journées sont bien remplies et ma première motivation c’est le retour que me font les lecteurs sur leurs progrès grâce à mes articles et vidéos.

J’essaye de beaucoup publier et produire du contenu tant que j’en ai encore le temps et la motivation.

Pourrais-tu nous décrire la journée type d’un swing trader indépendant rentable ?

Alors depuis quelques années maintenant je suis à plein temps. Donc ma journée type est bien différente de ce qu’elle devrait être pour un swing trader qui bosse à côté.

Mais j’ai fait cela pendant des années, donc je pense que cela sera plus intéressant de décrire ce planning-là. Les analyses se font le soir après le boulot, 30 min par soir.

Analyse des indices, des actions suivies via une liste et également de ce qui ressort des screeners et des volumes anormaux de la journée.

Quand on débute, ce suivi prend plus de temps mais au fur et à mesure on passe très rapidement sur les titres. Je façonne alors mes plans, place mes alertes et mes ordres pour le lendemain.

Le matin vers 8h30, je regarde les infos boursières via un site comme boursier ou zone bourse et vers 8h50 je regarde ce qu’il se passe sur les valeurs que j’ai ou sur lesquelles j’ai des ordres pour voir si je dois ajuster des ordres ou pas.

Pendant la journée, je regarde via mon téléphone entre deux réunions grâce à des applications comme webull pour le marché américain, investing pour l’Europe ou la version mobile d’un site comme zone bourse.

Je passe ou j’ajuste éventuellement des ordres pendant la journée suivant mes disponibilités. Sinon, j’ajuste cela le soir avant de reprendre une analyse et suivi.

On arrive au weekend, j’analyse le marché à plus long terme, fais mes plans long terme, passe 2-3 heures à regarder le marché, les screeners et enlever de ma liste de suivi pour la semaine à venir, des titres qui ne sont plus intéressants, et rajouter ceux qui m’intéressent et ainsi de suite.

L’important en bourse n’est pas de faire en sorte d’être toujours sur les bons dossiers.

A vouloir faire cela, on finit par se faire bercer par nos émotions, c’est là aussi qu’on doit travailler sa patience, à travailler et suivre les dossiers qui nous intéressent.


C’est dans l’analyse, la patience du suivi et de l’observation que naissent les meilleures opportunités. Apprendre à suivre patiemment et attendre que la configuration se mette en place pendant des jours voire des semaines avant d’acheter ou vendre, c’est cela la clé du succès.